[Critique] Je vous souhaite d’être follement aimée

Voici donc notre première critique, qui portera sur Je vous souhaite d’être follement aimée d’Ounie Lecomte, sorti le 6 janvier 2016. Enjoy ! 🙂

JE VOUS SOUHAITE D’ÊTRE DOUCEMENT BERCE

Non plus autobiographique, mais simplement inspiré de sa vie, la nouvelle fiction d’Ounie Lecomte formule une quête d’identité filiative d’un réalisme pointu. Elisa (Céline Sallette), 30 ans, née sous X, déménage accompagnée de son fils Noé (Elyes Aguis) à Dunkerque à la recherche de sa mère biologique (Anne Benoit). Cette dernière refuse de donner son identité, mais le hasard fait que les deux femmes se rencontrent et tissent des liens.

Porté par la méritante prestation de Céline Sallette et, à moindre mesure, celle d’Anne Benoit, Je vous souhaite d’être follement aimée apparaît comme un ambitieux drame psychologique. Alors comment se faire remarquer dans un genre que le cinéma français contemporain semble avoir épuisé jusqu’à la moelle ? C’est une question que Lecomte ne semble avoir résolu qu’à moitié. En effet, parmi ce triangle générationnel en quête d’identité ne se démarque vraiment que le petit Noé, dont les tracas possèdent plus de puissances dramatique et émotionnel que ceux de tous les autres personnages réunis. Si Ounie Lecomte parvient à toucher au plus juste l’enfance, elle pêche quand elle s’attaque monde des grands. Multipliant les maladresses d’écriture, y compris dans les dialogues, et tombant dans la facilité lorsqu’il s’agit de caractériser ses personnages, elle ne parvient pas à leur insuffler toute la force, le sentiment des corps qu’elle parvient à capter lors de ces magnifiques scènes de massage ou lors, plus brutalement, de scène quotidienne. Des corps stimulés, excités, plongés dans le flou mémoriel que transpire Dunkerque, doucement sublimé par la musique d’Ibrahim Maalouf. Toutes les qualités de mise en scène de Lecomte, qui parsème d’une douceur mélancolique ces êtres en mouvements (comme un bon massage), ne parviennent pourtant pas à extraire son film de l’anecdotique.

J.


JE VOUS SOUHAITE DE VOIR CE FILM

C’est dans la lignée de son premier film que Ounie Lecomte nous présente Je vous souhaite follement d’être aimée, après un travail de six ans, dont trois sur le scénario. Elisa (Céline Sallette) est une jeune femme née sous X à Dunkerque. Elle cherche 30 ans plus tard l’identité de la femme qui l’a mise au monde dans cette même ville, qui elle a refusé de dévoiler son identité. En profitant d’un remplacement d’une kinésithérapeute locale. Après un premier film autobiographique retraçant sa vie en Corée du Sud, c’est au tour de ce film de voir le jour. Et après un premier film dont les retours sont élogieux, que peut on dire de ce deuxième film ?

Et bien oui, Je vous souhaite d’être follement aimée est réussi, sans pour autant être le film de l’année. Premièrement, la réalisation est soignée, on appréciera les effets de flou tout au long du film, illustrant ses moments de doutes ainsi que sa quête de réponses quant a son identité. Au même titre, la profondeur de champ dans le film donne le même effet de flou, se concentrant sur les deux personnages principaux, même dans leurs dialogues avec d’autres personnages, le point ne bouge pas d’eux. En plus d’une bonne photographie, le titre possède une bande originale non seulement extrêmement riche qui colle extrêmement bien à l’image, signée Ibrahim Maalouf. On regrettera tout de même quelques facilités scénaristiques, comme la vitesse avec laquelle la rencontre entre les deux protagonistes passe de tendues a plus ou moins conviviale.

C.

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