[Critique] Les Huit Salopards

HUIT FILMS EN UN

          Le chiffre 8 pour Tarantino sonne comme le temps de penser à sa carrière. Son nouveau film, Les Huit Salopards apparaît comme une synthèse de son cinéma. Prolongement thématique d’Inglourious Basterds et Django Unchained, son dernier long-métrage prolonge cette plongée entamée dans L’histoire et l’histoire du cinéma. En deux parties, dont la première rappelle La Chevauchée fantastique et la seconde une plus large palette comme The Thing ou Birth of a Nation entre autres, Les Huit Salopards déroule dans un décor apocalyptique un déchaînement de violence crue, morale autant que physique.

        Huit hommes mystérieux, transpirant la virilité de cow-boys sans foi ni loi, racistes, misogynes, se retrouvent coincés dans une mercerie où la tension, déjà palpable, va monter crescendo. Au cœur de cette pression masculine se trouve une femme, sujet de toutes les suppositions, sous les traits fascinants de Jennifer Jason Leigh. Tarantino insère son histoire quelques années après la Guerre de Sécession et les haines qu’elle a créées n’ont pas disparu. Pas de héros dans ce film, seulement de beaux salops. Le 70mm ne peut ici qu’aider le film. En plus de sublimer le décor, il offre une superbe façon de traiter ces jeux d’apparences, utilisant tous les ressorts du cadre. Retrouvant Reservoir Dogs, qu’il épice de la sauce gore de Boulevard de la Mort, c’est tout Tarantino que l’on retrouve dans ces images-spectacle, toujours plus impressionnantes. Mais sans plus, Tarantino ne semble rien apporter de neuf à son cinéma, si ce n’est la terrifiante bande originale d’Ennio Morricone. Les conversations pré-éclatement de violence ne gagnent pas la même intensité que celle qui ont fait sa renommée. Le propos politique, qui se limite à un affrontement haineux, reste bien trop explicite. Les Huit Salopards est un plaisir coupable, mais loin d’être le chef d’œuvre de Tarantino, qui, synthétisant son cinéma, l’amaigrit peut-être.

J.

Plus de Salopards qu’il n’y parait

            Inutile de vous présenter Quentin Tarantino, maintes fois récompensés pour ses scénarios, nous le connaissons presque tout, que ce soit pour Kill Bill, Pulp Fiction Inglorious Bastards ou plus récemment Django Unchained. Ce dernier revient sur nos écran avec son huitième film intitulé “Les Huit Salopards”. John Ruth (Kurt Russell) doit emmener sa prisonnière Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh) a Red Rock pour la livrer a la justice. Pris au piège dans une tempête, il se retrouve enfermé dans une mercerie avec 9 autres individus, qui semble porter un intérêt a la jeune femme …

          Le film a été tourné en 70mm, un format de pellicule qui est utilisé pour rendre une image très détaillée et de haute qualité. Mais il y a de nos jour très peu de salle possédant les moyens de projection nécessaires. Avec le 70mm on obtient donc des images très détaillée d’une pièce close tout au long du film, malgré quelques magnifiques plans enneigés d’introduction. Coté scénario, on peut être déçu quand on connaît le génie de Tarantino dans le domaine. Sans pour autant être depourvu d’interet, il semble user de facilités scénaristiques quand au complices de Domergue. “Son” complice se transforme alors en ses complices allant même jusqu’à en dissimuler un pendant la première moitié du film, et qui apparaît au bon moment par la magie du deus ex machina. Enfin, le film aurait pu se concentrer pour tenir sur 2h30, car le film peine a nous garder en haleine durant ses 175 minutes. En résumé, allez voir ce film si vous êtes un fan incontesté du réalisateur et de ses effusions de sang, bien présentes, mais ce n’est pas de ce film dont on se souviendra en pensant à Tarantino.

C.

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