[Critique] Signes

LE VERRE D’EAU A MOITIE PLEIN

Signes, M. Night Shyamalan (2002)

 

            Shyamalan est alors à l’aube de sa carrière lorsqu’il sort Signes. Déjà sa marque est reconnaissable : un suspens tendu et étiré sur la longueur presque du film, résolu lors d’un twist final, et des personnages hantés par leur passé. La recette est ici la même. Signes nous plonge dans le bain très rapidement, ouvrant directement tout l’imaginaire du spectateur. Shyamalan maîtrise le genre avec une pointe d’humour en plus (le plaisir de voir Joaquin Phoenix redevenir enfant le temps d’un couvre-chef). Il le prouve. Sa mise en scène, contrebalançant habilement profondeurs de champ et hors-champ, comme les deux extrêmes d’une peur de l’extérieur. Mais la plus grande peur, c’est celle des abysses intimes de cette famille. Celle d’un avenir incertain, sans figure maternelle. Peut-être que Shyamalan étire un peu trop le suspens, ne montrant réellement que très peu de chose, à l’inverse de son départ rapide. C’est presque agaçant. De plus, on regrettera une fin, bien que très bien ficelée, assez peu intensive. Comme l’impression d’un manque qui fit sauter toute la tension de son climax. On reste néanmoins sous le charme d’un film de genre très soigné.

J.

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