[Critique] The Revenant

UN VISUEL SPLENDIDE

The Revenant, Alejandro Gonzalez Inarritu (2016)

 

            The Revenant n’est en réalité qu’un film taillé pour son acteur. Mais je ne parle pas spécialement de Leonardo Di Caprio. Si les prouesses physiques deviennent le principal jugement qualitatif, c’est de loin de la caméra qui remporte la partie. C’est avec une maîtrise technique impressionnante qu’Inarritu fait virevolter sa caméra. Mais excepté la bataille d’ouverture immersive absolument époustouflante, ces plans-séquences n’apporte pas grand-chose sinon un visuel splendide (qui tient beaucoup au travail du chef opérateur Emmanuel Lubezki, chouchou de Terrence Malick) et une lenteur incroyable. Mais de loin ce qui apparaît comme l’aspect le plus néfaste du film est sa dimension métaphysique, issue d’une réflexion à deux sous. Alejandro Inarritu la rabâche en surface, sans jamais la penser réellement, et en devient extrêmement lourd. En découle un film répétitif, presque agaçant, comme son personnage principal, plus ennuyeux qu’empathique. The Revenant, l’histoire des souffrances saillantes plutôt que celles intimes.

J.

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