La Revue #1 – Jan. 2018 : Bilan 2017


Un grand changement

Cette nouvelle année est l’occasion d’un petit remaniement du blog. Avec en premier lieu, un nouveau rédacteur, mais toujours avec la même appellation : C. Puis une nouvelle façon pour le blog d’exister et surtout pallier ce problème de publications trop disparates (avec des mois entiers d’absence jusque maintenant) : La Revue. Une publication mensuelle, en rapport le plus possible avec l’actualité cinématographique. Manière de tenir le blog un peu plus régulièrement et surtout de pouvoir y caser certaines notes qui ne justifieraient un post entier. Cette revue donc, se composera de plusieurs rubriques, si on peut les appeler comme cela. Tout d’abord, une petite note sur l’actualité cinématographique du mois, accompagnée si possible d’un film critiqué convenablement sorti dans le mois, en plus de quelques notes sur d’autres sorties ciné du mois. Ensuite, des notes sur nos lectures cinéphiles et universitaires, parce que cela apporte une certaine crédibilité. Avec cela on vous proposera une découverte, une pépite cinéphilique peu connue : un film par mois, de toute époque, qui mérite selon nous un arrêt plus conséquent qu’on ne lui a accordé jusqu’alors. Tout ceci ponctué d’un montage cinéphilique comme on l’appelle : l’association de deux (ou plus) plans de différents films, soulignant leurs aspects semblables ; et enfin une petite touche d’humour, une scène qui nous a fait rire ou une création internet en rapport avec le cinéma ou la cinéphilie. Ce numéro fait quelque peu exception à règle puisqu’il n’est pas compose de toutes les rubriques, le bilan de l’année ayant pris beaucoup de notre temps.

Nous n’abandonnons pas malgré tout la publication plus traditionnelle, centrée sur un film quand le cœur nous en dit. Ces posts-ci devront néanmoins être justifiés par une inspiration suffisante pour y consacrer une plus grande place que dans la revue, pour ainsi ne pas déséquilibrer la contenance du blog.

Ce mois-ci, on vous propose un petit retour sur l’année qui vient de s’écouler. Bonne lecture !


2017 : Une année…

Retour avec nos tops et commentaires sur une année surprenante…

Top de J.

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  1. Twin Peaks : The Return de David Lynch
  2. Good Time de Josh et Benny Safdie
  3. Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee
  4. Yourself and yours d Hong Sang-soo
  5. The Lost City of Z de James Gray
  6. The Florida Project de Sean Baker
  7. The Square de Ruben Östlund
  8. Le Concours de Claire Simon
  9. Star Wars : Les Derniers Jedi de Rian Johnson
  10. Certaines Femmes de Kelly Reichardt

Une série en première place ? Oui, comme les Cahiers. Aucune influence, la seule décision responsable compte tenu la puissance émotionnelle et sensible que m a fat traverse cette saison exceptionnelle. Un débat portant sur la légitimité de la présence d’une série dans un tel top apparait aujourd’hui assez peu productif. D’abord parce que cela a déjà été fait. Ensuite, pour plusieurs autres raisons plus spécifiques à ce cas.

Rappelons pour commencer que l’avant-première mondiale de cette série s’est bien déroulée dans une salle de cinéma, lors du festival de Cannes. Ensuite parce que la saison 3 de Twin Peaks est d’une qualité qui dépasse de loin tous les impératifs télévisuels. Un véritable « film de 18 heures ». L’apothéose d’une œuvre artistique, qui applique de la plus belle façon la logique de montage de Lynch et nous délivre une réelle réflexion contemporaine sur la société américaine, voire occidentale.

 

A celles évoquées ci-dessus vient s’ajouter une autre raison, plus subjective cette fois : 2017 fut, de mon humble avis, une année bien pauvre en cinéma. A défaut de proposer du cinéma, les films sur nos écrans cette année l’ont pratiquement nié. Meilleur exemple entre tous : le triple gâchis de l’un des meilleurs films de l’année, Un jour dans la vie de Billy Lynn. Déjà car la mise en scène frappante et juste d Ang Lee ne nous a pas été accessible dans le dispositif de projection voulue. D’autant plus que le choix de cette innovation technologique était justifié par une motivation tout à fait cohérente et esthétique. Film dont la critique est passe complètement à côte, se rendant en partie responsable du désastre au box-office de ce qui est devenu le meilleur film du réalisateur taiwanais.  De l’autre côte du pacifique, le réalisateur danois Ruben Östlund nous a prouvé, selon ses dires, que les plus grandes institutions festivalières récompensaient moins les propositions de cinéma que les modèles auteuristes conformes à leurs souhaits. Peu importe que j’aie aimé le film ou non.

Difficile donc cette année de se mettre quelques choses sous la dent, les blockbusters hollywoodiens recouvrant de plus en plus l’actualité cinématographique, Disney asseyant plus confortablement encore son oligopole sur les grosses productions. Sans mentionner les déceptions de metteur en scène établis, Terrence Malick en tête, dont le film insupportable Song to Song est sans doute le plus mauvais de sa carrière.

Mais il est tout de même nécessaire de nuancer ma position. Je n’ai en effet vu qu’une soixantaine de films sortis dans les douze derniers mois. Et je suis passé à côté de beaucoup de films qui m’intéressaient et seraient sans doute capables de relever le niveau. Dans cette liste se trouvent entre autres : L’autre bout du monde, Ava, Jeune Femme, Neruda ou encore Faute d amour.


La Dernière vague

Quelques notes sur les films sortis ce(s) dernier(s) mois…

  • inutile de se déranger ★ à voir à la rigueur ★★ à voir ★★★ à voir absolument ★★★★ chef d’œuvre

A Ghost Story, de David Lowery (décembre 2017) – ● –

D’un pitch plutôt amusant (Casey en fantôme drapé, trous noirs pour les yeux compris), Lowery fait un film incroyablement pompeux. Plein de prétentions (que ce soit graphiques ou métaphysiques), il ennuie plus qu’il ne révèle quelque chose. Oscillant entre plans-séquences simplement ennuyeux et envolées malickienne inconsistantes, A Ghost Story nous prend de haut sur un sujet dont on a du mal à comprendre ce qu’il pourrait avoir de transcendant. Et l’éternel boucle du temps, bon sang ! encore un retour à la case départ sans originalité aucune. Le talent n’est pas à la hauteur de l’ambition.  – J.

The Florida Project, de Sean Baker (décembre 2017) – ★★★ –

Les pérégrinations de cette enfant en roue libre, Moonee, superbement interprétée par la toute jeune et pétillante Brooklyn Price, ont été la véritable réjouissance cinématographique de cette fin d’année. Un véritable déferlement de verves et de corps en tous genres parcourt le Magic Castle Motel de la « banlieue » colorée de DisneyLand, Floride. Un joyeux bazar qui n’épargne aucun âge. Punk pastel. – J.

Star Wars : Les Derniers Jedi, Rian Johnson (décembre 2017) – ★★★ –

Plus si exceptionnelle mais toujours si phénoménale, chaque sortie d’un nouveau Star Wars crée de vives discussions. Le huitième épisode n’échappe pas à la règle dans notre rédaction. On vous prépare actuellement une table ronde transcrite à l’écrit, que l’on pourra vous proposer dans la semaine sur le blog.

Le Crime de l’Orient-Express, Kenneth Brannagh (décembre 2017) – ● –

Quel intérêt d’adapter une œuvre si célèbre, si lue, si adaptée au cinéma ? C’est ce que l’on peut se demander. Et c’est aussi ce qu’aurait dû se demander Brannagh. Car son adaptation n’apporte rien de très intéressant. Une lecture très classique du classique d’Agatha Christie, mise en forme de manière très académique. Visiblement, chercher à surprendre semble un effort réservé aux adaptations de Conan Doyle. – J.


Rendez-nous Bazin

Parce que parler de nos lectures cinéphiles et universitaires, cela rend le tout un peu plus crédible…

© Help Me Eros (2007) de Lee Kang-sheng
© Help Me Eros (2007) de Lee Kang-sheng

Quoi de mieux pour clore 2017 que la parole d’une féministe ?

“ La femme se positionne dans la culture patriarcale comme un signifiant pour le mâle, liée par un ordre symbolique dans lequel l’homme peut donner libre cours à ses fantasmes et obsessions à travers le langage, en les imposant à l’image silencieuse de la femme encore et toujours enferrée dans sa place de porteuse de sens, et non de créatrice de sens.“ – Laura Mulvey, Plaisir visuel et cinéma narratif (1975)


Montage cinéphile

L’association de deux (ou plus) plans de différents films, soulignant leurs aspects semblables…

 


Il faut bien rire un peu

Une petite touche d’humour, une scène qui nous a fait rire ou une création internet en rapport avec le cinéma ou la cinéphilie…

Et si Star Wars était une comédie musicale ?… Elle serait très drôle :


Et n’oubliez pas, si vous appréciez nous lire, de vous abonner à la newsletter du blog, et suivre le compte Twitter et la page Facebook, pour être au courant des prochaines publications. Merci !

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